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Jeudi 21 juin 4 21 /06 /Juin 17:35

Épidémiologie [modifier]

Le risque augmente de façon significative avec l'âge entre 30 et 60 ans ; il est homogène entre 60 et 80 ans ; l'âge moyen du diagnostic est à 61 ans. Il atteint donc souvent des femmes « jeunes et actives. »

Il existe certains facteurs génétiques prédisposants, ainsi que des facteurs hormonaux.

Son incidence a cependant baissé significativement (d'environ un peu moins de 9 %) aux États-Unis depuis 2003, ce qui correspondrait à une moindre utilisation des traitements hormonaux substitutifs de la ménopause[1].

Le cancer du sein en France [modifier]

  • Le cancer du sein a provoqué environ 11 000 morts en 1997, soit 17,8 décès pour 100 000 habitants et 7,5 % des décès par cancer.
  • En l'an 2000, on a diagnostiqué 41 485 nouveaux cancers du sein en France.
  • C'est la première cause de mortalité parmi les cancers gynécologiques des femmes dans les pays développés.
  • Moins de 10% des cancers du sein surviennent avant 40 ans, 25% surviennent avant 50 ans, près de la moitié avant 65 ans.
  • Le cancer du sein touche en moyenne une femme sur onze.
  • En France, presque 10% des femmes développent un cancer du sein. 75% des nouveaux cas dépistés sont des femmes de plus de 50 ans et ce nombre est en augmentation constante : 35 000 en 1995, 42 000 en 2001.
  • Cette augmentation s'explique par de nombreux facteurs :
    • le vieillissement de la population, la fréquence du cancer augmente avec l'age ;
    • la géneralisation du dépistage qui permet de diagnostiquer plus de cancer et plus tôt. Cependant, le dépistage diagnostique des cancers d'évolution très lente qui n'auraient probablement pas été diagnostiqué, ni même traité (on par alors de surdiagnostic);
    • les modification du mode de vie. L'obésité est par exemple un facteur de risque de cancer de sein
    • l'utilisation des traitement hormonaux substitutif de la ménopause. L'impact de ce traitement sur l'augmentation du cancer du sein est reconnu aux Etats Unis et très probable en France.

Dans le monde [modifier]

  • En 2002, on a évalué prés de 1,1 million de nouveaux cas, avec plus de 400 000 décès dûs au cancer du sein. Près de quatre millions de femmes développent un cancer du sein (Boyle et Ferley, 2004). Du fait des surdiagnostics, la fréquence des examens histologiques concluant à un "cancer" du sein dépend surtout de l'intensité du dépistage. La mortalité décroît sensiblement depuis les années 90 dans les pays développés. Elle continue à croître dans les autres pays.

Les facteurs de risque [modifier]

Il s'agit essentiellement d'un cancer de la femme. Il est rare chez l'homme (moins d'un cancer du sein sur 100) mais est plus grave, le diagnostic étant souvent plus tardif.

Cancers du sein à prédispositions génétiques [modifier]

5 à 10 % des cancers du sein diagnostiqués sont des cancers du sein à prédispositions génétiques[2] [3], soit entre 2000 et 4000 personnes chaque année et responsable de 550 à 1000 décès en France.

Caractéristiques [modifier]

Le plus souvent ce type de cancer du sein apparaît chez une femme sans problème de santé particulier. Très rarement la femme est porteuse d'une maladie génétique connue. Rappelons cependant que le cancer du sein atteint certains hommes, mais ces cas sont assez rares.

  • Plusieurs signes peuvent faire penser à un cancer du sein à prédisposition génétique
    • Âge jeune de la patiente (moyenne de 43 ans au lieu de 60 ans dans les formes non transmissibles) ;
    • Plusieurs cas dans la famille ;
    • Cancer survenant au niveau des deux seins de manière successive ou simultanée ;
    • Apparition d'un deuxième cancer au niveau de l'ovaire;
    • Type histologique médullaire du cancer.

Mode de transmission [modifier]

Le mode de transmission est de type autosomique dominant ; il s'agit de la transmission d'un gène anormal dit « muté ». La présence d'une seule mutation du gène expose cette femme à un risque de 80% d'avoir un cancer de sein au lieu de 10% en l'absence de mutation.

Le risque encouru par les femmes d'une famille où existe un gène anormal dépend du fait qu'elles en ont ou non hérité. Si elles n'ont pas le gène, leur risque est le même que celui des autres femmes, alors que si elles ont hérité du gène, elles auront entre 70% à 80% de risque d'avoir effectivement le cancer du sein.

Le problème est semblable pour les risques de cancer des ovaires ou du côlon. Dans certaines familles on peut observer l'ensemble de ces cancers chez les femmes en ligne directe (grand-mère, mère, fille) ou chez des parentes proches (tante, sœur, cousine germaine). Ces cancers surviennent en règle générale dans la première partie de leur vie.

Un examen génétique peut alors apporter la preuve de ce risque très élevé, et toutes les parentes doivent faire l'objet d'une surveillance suivie. Cependant, les tests de recherche d'un gène muté ne peuvent apporter de certitude que s'ils sont positifs.

Cet acte très spécialisé ne doit être demandé que pour les familles dont les femmes présentent vraisemblablement une hérédité génétique mis en évidence par une consultation d'oncogénétique qui établira l'arbre généalogique de cette famille.

Gènes en cause [modifier]

  • Deux gènes sont identifiés
    • BRCA1 sur le chromosome 17. Plus de 500 mutations ou variations de séquence ont déjà été décrites.
    • BRCA2 sur le chromosome 13. Plus de 100 mutations différentes ont été dénombrées.
  • Seule une partie des mutations de ces gènes accroissent le facteur de risque de cancer.
  • Les mutations du BRCA2(1 femme sur 1460) sont retrouvées plus fréquemment que les mutations du BRCA1(1 femme sur 1960).
  • Ces mutations entraînent, outre le sur risque de cancer du sein, un sur risque de cancer de l'ovaire.
  • Les mutations du BRCA1 entraîne un cancer du sein plus grave que les mutations du BRCA2

Conseil génétique [modifier]

Toute femme peut, si elle le désire, bénéficier d'une consultation génétique dont l'objectif est de déterminer le risque de cancer héréditaire. Si le risque de prédisposition génétique est supérieur à 25 % on propose à ces patientes un diagnostic moléculaire. Cette recherche moléculaire est particulièrement prédictive si on connaît la mutation chez un parent déjà atteint d'un cancer du sein à prédisposition génétique.

Surveillance des femmes à risque élevé [modifier]

Les femmes à risque de prédisposition génétique ou porteuses d'une mutation, sont suivies par surveillance clinique tous les 6 mois dès l'âge de 20 ans et par mammographie annuelle dès l'âge de 30 ans.

Non-fécondité ou fécondité tardive [modifier]

Les femmes qui n'ont pas eu d'enfants, ou qui ont eu leur première grossesse tardivement (après 30 ans) ont un risque sensiblement augmenté de développer un cancer du sein, par rapport à celles ayant eu au moins un enfant avant 30 ans.

Irradiations du thorax [modifier]

Ce risque est aujourd'hui en voie de disparition et devient exceptionnel, cependant il avait été mis en évidence chez des femmes ayant subi de nombreuses radioscopies à l'époque où la tuberculose pulmonaire était très répandue.

Ce risque avait aussi été retrouvé chez des japonaises qui avaient été irradiées à des doses non mortelles lors des explosions nucléaires d'Hiroshima et de Nagasaki.

L'histoire doit nous sensibiliser à être aujourd'hui très vigilant vis-à-vis de toute irradiation, médicale ou non, inutile.

Mastopathies [modifier]

C'est un terme peu précis désignant toute maladie du sein. On le réserve en général à des anomalies bénignes qui peuvent prêter à confusion avec une tumeur et pour cela justifient un prélèvement (biopsie) permettant de les identifier précisément. Certaines peuvent favoriser un cancer ultérieur et justifient une surveillance régulière.

Un aspect dense à la mammographie, surtout s'il est étendu, augmenterait très sensiblement le risque de développer un cancer du sein[4].

Obésité ou alimentation déséquilibrée [modifier]

Plus la quantité de calories absorbées augmente, et plus le risque de cancer augmente aussi.

Après la ménopause, une consommation moyenne journalière de 1/2 à 1 litre de vin, accompagnée d'une faible consommation de fruits et de légumes, sont susceptibles de multiplier le risque de cancer par 1,5 à 2.


Par jeff - Publié dans : www.jeunessebafou
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